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  • Mathilde Villette

Stress, dépression, burnout et neurotransmetteurs




Le stress est aujourd’hui considéré comme la maladie du siècle. Quant à la dépression, elle est à l’origine de nombreuses prescriptions d’antidépresseurs. Dans ce domaine précisément, la France bat tous les records. Enfin, le burnout, que l’on peut franciser par un « épuisement professionnel », est bien plus qu’un phénomène de mode. Il touche de nombreux travailleurs, qu’ils soient salariés ou patrons.


Et si la réponse à ces troubles se trouvait à l’intérieur de notre cerveau ? Et si nous avions en nous les réponses pour y remédier ? Et si ce que l’on appelle les « neurotransmetteurs », ou « neuromédiateurs » (qui sont au nombre de quatre), permettaient d’apporter une solution, qui n’aurait certes pas la prétention d’être immédiate et rapide, mais qui pourrait au moins prétendre l’être sur du long terme ?



LE CERVEAU


Vous l’aurez sans doute remarqué, mais nos journées sont rythmées ! Je ne parle pas de « métro-boulot-dodo », mais bel et bien de quelque chose de plus complexe.

Vous ne le savez sans doute pas, mais ce qui fait que nous trouvons la force de nous lever le matin, de tenir tout au long de la journée, et enfin ce qui fait que nous arrivons à nous endormir le soir, n’est autre qu’une chimie cérébrale. Une chimie tournée autour de quatre éléments, qui chacun dans leur domaine nous permettent de passer une plus ou moins bonne journée et conditionnent notre esprit et notre cerveau. Quels sont-ils ?



LES NEUROTRANSMETTEURS


La dopamine


De manière synthétique, la dopamine est le neurotransmetteur du désir et de l’action. C’est notre « starter » de la journée, celui qui nous permet de nous lever, qui nous donne envie, qui nous procure du plaisir.


La noradrénaline


Tout le monde a déjà entendu parler de l’adrénaline. La célèbre hormone du stress, celle qui fait que nous arrivons à nous dépasser quand nous sommes soumis à un élément stressant. Mais peu de personnes connaissent la noradrénaline, qui en est pourtant son précurseur. Elle est le neurotransmetteur qui nous rend créatif. C’est elle qui nous maintient éveillé, qui module notre attention, notre apprentissage, notre vigilance, nos émotions. C’est un peu « l’accélérateur » de notre journée. En cas de stress, c’est elle qui entraine une augmentation de notre fréquence cardiaque, la dilatation de nos pupilles, mais aussi le ralentissement de notre système digestif.


Le GABA


Le GABA, de son vrai nom Acide Gamma AminoButyrique, est un calmant naturel qui module l’activité cérébrale du système nerveux central. Il permet de déconnecter, de lâcher prise, de maitriser les idées noires, le ressassement des pensées négatives. Cela notamment au moment de l’endormissement. Le GABA facilite le calme, la récupération, et la relaxation.


La sérotonine


La sérotonine est l’hormone du bien-être, de la sérénité. Elle est un véritable antidépresseur naturel. C’est aussi elle qui nous aide à nous endormir, car précurseur à son tour de la mélatonine. C’est le « frein » de votre journée, qui permet la prise de recul, la détente, le contrôle des pulsions vers le sucré, le tabac, l’alcool.



LES CONSÉQUENCES D’UN MANQUE EN NEUROTRANSMETTEURS


Vous l’aurez donc compris, il suffit d’avoir un manque dans l’un ou l’autre de ces neurotransmetteurs pour que notre journée ne se passe pas exactement comme prévu. Mais si ce manque persiste, tout se complique. Cela peut alors entrainer du stress, de la déprime, de la dépression, et dans certains cas le burnout.


En effet, qui peut prétendre être pleinement heureux quand il n’a plus envie de rien, quand sa vie sexuelle est inexistante, quand son cerveau n’arrive pas à se poser ni à lâcher prise, et quand ses nuits sont ponctuées de cogitations diverses et variées. Alors bien sûr, nous sommes tous différents, et surtout nos besoins respectifs en chacun des neurotransmetteurs sont différents. Comme partout, tout est question d’équilibre.


Quels sont les symptômes qui peuvent vous laisser penser que vous manquez de l’un ou de l’autre ? Voici quelques pistes :

• En cas de dépression de type mélancolique, de baisse d’intérêt pour les activités qui vous en procuraient, de baisse de libido, de baisse de la vigilance et de l’attention, il pourrait s’agir d’un manque de dopamine.

• Une diminution en noradrénaline pourra entrainer un comportement « socialement détaché ».

• Un déficit en GABA peut entrainer des réveils nocturnes, une difficulté d’endormissement suite à des cogitations, mais aussi un terrain anxieux, une irritabilité, et des douleurs musculaires.

• Si vous manquez de sérotonine, vous risquez d’avoir des symptômes assez caractéristiques comme des fringales sucrées vers 16 ou 17h, ou encore des difficultés d’endormissement.



LES SOLUTIONS


A travers ces quelques indications, vous pouvez ainsi déterminer si votre état de déprime passagère ou de dépression chronique est dû à une carence en l’un ou l’autre des quatre neurotransmetteurs. La solution est donc toute simple. Il suffit d’augmenter le taux du neurotransmetteur manquant dans votre organisme. La première source, comme souvent, est alimentaire.


En effet, chaque neurotransmetteur est produit à partir d’un ou de plusieurs acides aminés, que l’on peut quant à eux trouver dans nos aliments.


o Neurotransmetteur | Acide aminés précurseurs | Aliments qui en contiennent

o Dopamine | L-Tyrosine | Lait, œufs, viande, poisson, noix, amande, avocat

o Noradrénaline | L-Sérine (via la phosphatidylsérine), acétyl-Lcarnitine | Œufs, lait, riz, blé, soja, viande, maïs

o GABA | L-Glutamine, L-Théanine | Pomme de terre, riz, châtaigne, brocolis, épinards, avoine, amandes, noix, bananes, oranges…

o Sérotonine | L-Tryptophane | Viande, volaille, poisson, produits laitiers, noix de cajou, soja, foie, graines de citrouille, amandes, levure de bière.


Enfin, si et seulement si vous ne prenez pas de traitement antidépresseur chimique prescrit par votre médecin (quel qu’il soit), vous pouvez alors vous orienter vers des compléments alimentaires contenant directement les acides aminés en question ou vers des plantes qui peuvent augmenter le taux de ces neurotransmetteurs. C’est le cas notamment du Griffonia Simplicifolia qui est précurseur de Sérotonine, ou encore du Mucuna Pruriens (aussi appelé « pois à gratter ») qui est précurseur de Dopamine. De manière physiologique, chaque élément devra être pris à des moments bien particuliers de la journée :

• La L-tyrosine, ainsi que le Mucuna, devront être pris plutôt le matin, pour démarrer la journée.

• Quant au L-tryptophane et au Griffonia, ils devront plutôt être pris en fin de journée, entre 16h et 20h, de préférence avec une petite collation sucrée.



L’ALIMENTATION


Outre les plantes et l’apport en acide aminé, il est important d’apporter chaque jour les éléments pour supporter un stress et pour éviter que ce stress ne se transforme en burnout. Par ces éléments, je veux bien sûr parler de l’alimentation. Encore une fois, nous mangeons 3 fois par jour minimum. Cela impacte sur notre santé physique et morale. La « zen attitude » passe par l’assiette. Nous avons vu comment rajouter des neurotransmetteurs à notre corps, en privilégiant les acides aminés qui en sont précurseurs.


Pour éviter le stress ou y faire face, voici la recette de la sérénité :

• Du magnésium : l’allié incontournable. Un stress entraine une fuite urinaire du magnésium. Un autre stress, et voilà que vous n’avez plus de magnésium pour y faire face… Un vrai cercle vicieux. Privilégiez les noix, noisettes, amandes, chocolat, et certaines eaux minérales riches en magnésium.

• Des vitamines du groupe B : les vitamines du Bien-être. Il s’agit des vitamines B1, B6, B9 et B12 qui participent entre autres à la synthèse des neurotransmetteurs mais aussi de cofacteur à l’assimilation du magnésium. Vous les trouverez dans les légumes à feuilles vertes, les légumes secs, mais aussi les fruits de mer et le foie.

• Des protéines : ce sont les protéines qui nous fournissent les acides aminés nécessaires à la synthèse des neuromédiateurs (notamment tyrosine et tryptophane).

• Des bonnes graisses : les oméga 3. L’EPA et le DHA permettent de favoriser bonne humeur, bonne mémoire et une lutte contre le vieillissement cérébral. Pour cela, assaisonnez vos salades et légumes avec de bonnes huiles végétales (colza, noix, noisette, cameline, périlla, et autres…). Privilégiez du poisson gras (sardines, maquereaux, anchois, saumon, harengs, …)

• Du sucre, mais du bon ! Votre corps a besoin de glucides pour fonctionner et pour avoir de l’énergie. Pour cela, évitez les sodas et autres sucreries. Privilégiez le pain complet, les légumes secs, les légumineuses, ainsi que les céréales complètes.

• Enfin, s’il a tout ce qu’il faut, votre corps n’a pas besoin d’excitants comme le café, l’alcool ou les sodas pour fonctionner ! Préférez les tisanes ou le thé vert. Et surtout, n’oubliez pas de vous aérer la tête. Cela reste le meilleur moyen de générer une zen attitude ! Bien dans son corps, bien dans sa tête !



CONCLUSION


Tout désordre psychologique peut s’expliquer et peut trouver une solution. Il faut juste essayer de comprendre comment fonctionne le cerveau. Comprendre ce dont il a besoin pour fonctionner. Et surtout, s’écouter soi-même et essayer de nous comprendre, parce que nous sommes tous différents. Nous avons tous des besoins et des attentes particulières. Alors, à vous de jouer !



Besoin d’accompagnement ?

N’hésitez pas à me contacter par mail sur mathildevilletterelax@gmail.com, ou par téléphone au 06 22 36 51 00.


Bien à vous,

Mathilde Villette



Source : Santé Naturo


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